ASIRPA Ex Post

La méthode ASIRPA Ex Post

Une démarche ASIRPA pour évaluer la contribution des recherches passées à un impact présent

La méthode ASIRPA ex post a pour objectif d’analyser et d’illustrer la contribution de recherches passées à un impact présent.

Elle est portée par deux chargées de mission au sein de la Direction de l’évaluation d’INRAE, responsables de la réalisation des études de cas sur proposition des Chefs de départements et en collaboration avec, les chercheurs porteurs des projets de recherche, les référents ASIRPA des Départements lorsqu’ils existent ou les Chargés de partenariat et d’innovation de ces mêmes départements. 

Méthodologie :

La méthode ASIRPA ex post mobilise trois outils analytiques conjugués à la trame standardisée du rapport de l’étude :

  • Une chronologie qui identifie le début et la fin du cas, ainsi que les principaux évènements entre ces deux bornes. Environ une quinzaine de dates donnent à voir les moments critiques qui ont rendu possibles, ou orienté, les impacts : modifications du contexte, accidents de parcours ou nouvelles opportunités, entrée ou retrait d’acteurs de la trajectoire d’impact, changements de stratégie de leur part.
  • Un chemin d’impact qui représente graphiquement les étapes de génération des impacts. De façon générale, le chemin d’impact, avant de présenter les impacts avérés de la recherche décrit:
    • le travail de recherche (inputs),
    • les résultats de la recherche (outputs),
    • le cheminement de la connaissance hors de la sphère académique, sa transformation et son utilisation par les acteurs socio-économiques ainsi que les intermédiaires impliqués à chaque étape du chemin d’impact.
Chemin d'impact_inputs_outputs_etc.jpg

La reconstruction du chemin d'impact est essentielle pour identifier la contribution spécifique d'INRAE dans la transformation observée. Elle est représentée graphiquement de la façon suivante :

Chemin d'impact FR.jpg

 

Concernant les impacts, nous distinguons :

  1. les impacts de premier niveau qui concernent les changements observés chez les utilisateurs pionniers de l’innovation, dans la sphère non-académique (en tenant compte des éventuels impacts négatifs),
  2. la généralisation des impacts : extension de l’aire géographique (passage d’un impact local à un impact national par exemple), utilisation de l’innovation sur un autre objet ou innovation appliquée à d’autres usages,
  3. les impacts potentiels : non encore observés mais susceptibles de se matérialiser avec le temps ou un changement de contexte, à partir des impacts avérés décrits précédemment.

 

  • Et enfin, un vecteur d’impacts, synthétisé sous la forme d’un tableau et illustré par un radar décrit les impacts générés. Pour chacune des dimensions, l’intensité de l’impact est graduée sur une échelle allant de 1 (très faible impact) à 5 (très fort impact). 

 

vecteur d'impact.png